La première mission annuelle du Lampsilis 2019

les interactions eau douce – eau salée
à l’honneur

9

institutions de recherche

26

scientifiques

7

projets de recherche

22

jours sur l'eau

100

stations échantillonnées

Le 29 juillet 2019, à Montréal, a débuté la première édition de la mission annuelle estivale du RQM et de son programme Odyssée Saint-Laurent sur le navire de recherche de l’UQTR : le Lampsilis. Provenant d’institutions de recherche universitaires, collégiales et gouvernementales, 26 scientifiques se sont relayé·e·s pour étudier la santé du fleuve Saint-Laurent entre le lac Saint-Louis et Rivière-du-Loup.

« Je travaille sur le fleuve depuis 20 ans et pour la première fois une mission scientifique de cette envergure couvre le corridor terre mer de la région de Montréal jusqu’à Cacouna […]. C’était une magnifique expérience, qui j’espère va se répéter pour continuer nos suivis scientifiques de l’écosystème du Saint-Laurent. »
– Gesche Winkler, chercheure à l’UQAR-ISMER

C’est en étroite collaboration que les équipes du RQM, du Centre de recherche sur les interactions bassins versants – écosystèmes aquatiques (RIVE), de l’UQTR et de Reformar, l’organisme gestionnaire du navire, ont travaillé pour coordonner les objectifs scientifiques et la logistique de cette mission qui s’est arrêtée presque chaque nuit dans un port différent. Sans parler des petits aléas mécaniques qui sont survenus sur le bateau!

« Pour les Fonds de recherche du Québec, et plus particulièrement le Fonds que je dirige, je tiens à saluer cette mission scientifique du Lampsilis non seulement parce qu’elle rassemble à son bord des chercheurs de pointe de différents secteurs et milieux sur la question de la santé du Saint-Laurent, le poumon du Québec, mais également parce qu’elle se soucie de former la relève de demain sur la dynamique des écosystèmes et ses enjeux dans une perspective de développement durable. Que ce soit en matière de conservation, de biodiversité ou de relations étroites avec les communautés riveraines, il importe de mobiliser les acteurs du domaine maritime issus d’institutions de recherches académiques et gouvernementales afin d’étudier ces aspects stratégiques du fleuve Saint-Laurent, tout en donnant l’opportunité à des étudiants de tous les niveaux de connaître une expérience unique sur le fleuve et parfaire leur formation. »
– Madame Janice Bailey, directrice scientifique des Fonds de recherche du Québec – Nature et technologie

Les projets de recherche menés à bord étaient organisés selon deux grands axes et se sont déroulés en deux legs : le suivi de la qualité de l’eau et le suivi des communautés biologiques. Au total, 100 localisations géographiques ont été visitées et échantillonnées pour étudier les enjeux suivants : 1) la présence de microplastiques et de métaux rares ; 2) la présence de contaminants émergents ; 3) les points de contrôle écosystémique des zones affectant la réactivité de la matière organique dissoute ; 4) la caractérisation des habitats et du couplage trophique plancton-poisson dans la zone de transition estuarienne ; 5) la caractérisation biophysique des habitats exposés et non exposés à la navigation ; et 6) la modélisation de la zone de transition estuarienne pour la mission satellitaire SWOT (Surface Water Ocean Topography Mission).

Les trois chef.fe.s de mission : Gesche Winkler (UQAR-ISMER), Marc Mingelbier (MFFP) et Dominic Ponton (UdeM)